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A R T I C L E S - D E - P R E S S E --> A LA UNE : Le nouveau barème de l'IRG sur le web

Liens pour Télécharger le Nouveau Barème d'IRG 2008 http://www.impots-dz.org/# Important : en cas de saturation momentanée de ce lien, merci de recourir à cette alternative :   http://www.dgi.mf.gov.dz 
la grande mosquée d'Alger date:25/11/2007
Elles sont belles vos réformes M. Benbouzid !



Nicolas Sarkozy aujourd'hui à Alger A quel temps conjuguer l'avenir ?

La dérobade de Sarkozy

Deux attentats ciblent le Conseil constitutionnel et le HCR

Aïd El Kébir Le mouton nargue le SMIG

Les marchés à la veille de l'Aïd Les prix flambent

A partir de février Le mobile passe à dix chiffres

La souffrance des pèlerins algériens



Haj Mabrour Wa Saay MachkourBonne Fête de eid adha pour les Musulmans du Monde EntierKabirou Ellah youm El aid



Benazir Bhutto enterrée



Le nouveau barème de l'IRG sur le web

la grande mosquée d'Alger

Après toute la polémique qu'a suscitée le projet, la grande mosquée d'Alger voit le bout du tunnel. La cérémonie pour l'annonce du lauréat du concours d'architecture dont l'ouverture des plis techniques s'est déroulée le 18 septembre dernier est prévue ce mercredi 28 novembre au cercle militaire de l'ANP à Beni Messous.

Une première date avait été arrêtée pour le 27 du mois de Ramadhan à l'occasion de la célébration de «Leïlat El-Kadr» pour donner le nom du lauréat. Mais à cause de réserves émises par le chef de l'Etat sur le projet et son mécontentement du travail présenté, cette date a été reportée au 23 octobre dernier puis au 24 du même mois.

Depuis, aucune explication n'a été donnée de source officielle sur le retard dans l'annonce du nom du lauréat et les spéculations sur le sujet ont fait bon chemin jusqu'à hier où la commission nationale de réalisation et de gestion de ce méga-projet a adressé une invitation pour la participation à cette rencontre qui se tiendra, cette fois-ci, en présence du président de la République. Le chef de l'Etat va honorer le bureau d'étude classé premier ainsi que quatre autres bureaux d'étude sélectionnés dans ce concours et ayant présenté les meilleures offres. Selon des sources bien informées, le lauréat à ce concours serait le bureau d'étude germano-tunisien «Kiefef Ste Krebs Und» suivi des autres bureaux, le français «A.S. Architecture Studio», le franco-anglais «ATS/ATKINS», l'allemand «IPRO Plan» et l'iranien «Genidar SARL».

Cette mosquée est conçue pour être la plus grande mosquée dans le monde arabo-musulman après les deux mosquées des Lieux saints. S'étalant sur une superficie de 20 ha sur le territoire de la commune de Mohammadia à Alger, l'enceinte devra regrouper plusieurs infrastructures dont une salle de prière pouvant contenir jusqu'à 120.000 fidèles, d'un minaret d'une hauteur de 300 m, d'un institut supérieur de l'enseignement religieux, d'une bibliothèque, d'un centre culturel, d'un centre d'affaires, d'un centre de santé, d'un bâtiment administratif, de logements et d'espaces verts. La mise en fonction de toutes ses structures permettra la création de 2.800 postes d'emploi permanents.




Article:lequotidien d'oran le, 25/11/2007.



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Elles sont belles vos réformes M. Benbouzid !

Les élèves du sud partageant les tables et les chaises
Elles sont belles vos réformes M. Benbouzid !

Lorsque notre correspondant du Sud nous a envoyé une photo de quatre écoliers partageant la même table, nous sommes restés bouche bée. Pire encore, nous étions outrés de voir des élèves assis par terre pour suivre les cours, sur une autre photo. Ainsi au moment où les élèves du nord et des grandes villes ont droit à du matériel et du mobilier scolaire financé par l’argent du pétrole et du gaz naturel du sud, ceux du sud souffrent le martyre pour acquérir quelques notions pouvant leur servir plus tard. Cependant le ministère de l’éducation nationale ne cesse de parler de « réforme ».
Adrar est l’une des villes que nous avons visitées et le moins qu’on puisse dire c’est que le secteur de l’Education dans cette wilaya nagent dans les problèmes. Depuis la rentrée scolaire, ces problèmes sont plus évidents, la carte de l’éducation de la wilaya enregistre des failles en tout genre, concernant l’aspect social ou humain. On recense ainsi un manque flagrant dans les structures, un encadrement qui laisse à désirer et un entretien négligé.
Sur un autre plan et dans une autre wilaya, nous étions choqués d’apprendre que des élèves se relayaient sur les chaises à Laghouat. Le problème de l’équipement est apparemment un point commun entre ces villes du sud algérien. Le nombre élevé d’élèves et le peu de moyens font que des écoliers partagent une table alors que d’autres s’assied par terre.
Par ailleurs, les syndicats indépendants ont accusé la tutelle d’être responsable des répercussions de la situation et du fait de n’avoir pas mis en place une stratégie pour faire face au problème de surcharge. Un problème qui résulte essentiellement des réformes appliquées. Les syndicats ont mis en garde contre les conséquences de ce phénomène et son impact sur le cursus scolaire des élèves.
Le coordinateur du Conseil National des Enseignants du Secondaire et du Technique a qualifié « d’injustice » la décision du ministre de sanctionner les directeurs et les enseignants en cas d’échecs scolaires à la fin de l’année. Nouar Larbi trouve injuste que les enseignants payent le prix des répercussions d’une politique éducative unilatérale.



27-11-2007
Par R. L/ Traduit par B. A


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Nicolas Sarkozy aujourd'hui à Alger A quel temps conjuguer l'avenir ?

par M. Saâdoune

Du concret, du concret et une «amitié simplifiée» sans les complexités de l'histoire, c'est ainsi que Sarkozy voit la relation entre Paris et Alger.

Nicolas Sarkozy arrive en «ami». Le propos est d'un usage diplomatique courant, banal, mais ils ont été de manière paradoxale chargée de plus de sens à la suite de la polémique née des déclarations du ministre des Moudjahidine. En ouvrant de manière peu diplomatique cette question, le ministre aura en définitive - on doute que cela fut son intention - de crever un abcès qui pesait sur la visite. On ne parlera pas du passé, du moins pas beaucoup. On parlera beaucoup affaires, contrats et partenariat, histoire d'éviter les thèmes plus litigieux comme la mémoire et le Sahara Occidental. Ce sera moins «chaleureux» que la visite de Jacques Chirac en 2003 ? Sûrement, mais Nicolas Sarkozy n'en a cure. Il est là pour «ramener des contrats» aux entreprises de son pays et il ne s'en cache pas. Ensuite, il aime le «concret». Voilà le mot qui est très souvent revenu dans l'entretien accordé à l'agence APS. «Il ne faut pas ignorer l'histoire mais l'assumer» mais, dit-il, il faut d'abord se «tourner vers l'avenir» et penser aux nouvelles générations qui n'ont pas à attendre que les «adultes aient fini de régler les problèmes du passé». Décodage simple: laissons de côté ces choses sur lesquelles il est difficile de s'entendre, laissons le temps faire son oeuvre et allons vers ce qui est possible voire urgent de faire. Les «jeunes sont une priorité pour le président Bouteflika et ils le sont aussi pour moi». Le concret, c'est, dit-il, «l'interdépendance énergétique», la sécurisation des approvisionnements pour la France et des débouchés pour l'Algérie.

 

LE FACILITATEUR 

 

Le concret, c'est les contrats que vont signer Total et Gaz de France et l'accord de coopération dans le nucléaire. On ne sait pas de quelle nature sera cet accord de coopération dans le nucléaire sachant que l'Algérie a déjà conclu des arrangements dans ce domaine avec plusieurs partenaires. Sur les investissements directs, objet de critiques régulières de la part des responsables algériens, la réponse est déjà rodée: la France est le premier investisseur hors hydrocarbures et pourrait devenir premier tous secteurs confondus. Mais, explique-t-il, renvoyant la balle au partenaire algérien, les investissements ne se «décrètent pas» et tout en notant les «efforts» faits par l'Algérie, il existe encore «beaucoup à faire pour lever certains obstacles». «Un des points essentiels pour attirer les investisseurs étrangers est de disposer d'un secteur bancaire performant, et nos entreprises espèrent que les réformes entreprises dans ce secteur seront poursuivies». Le propos sonne comme un clin d'oeil à l'arrêt du processus de privatisation du CPA pour lequel plusieurs banques françaises sont en lice. C'est donc un terrain où le président français, «candidat du CAC 40» comme disaient ses opposants, est à l'aise. Dans son avion, outre huit ministres et 100 journalistes, il y aura quelque 150 chefs de grandes entreprises et de PME dont il veut être le facilitateur.

Comme on aime bien donner des jolis noms à ces choses-là, le porte-parole du président français, M. David Martinon, en a inventé un: «traité d'amitié simplifié». Une jolie trouvaille pour enrober le trop terre-à-terre, «faire du business ou prendre des contrats». Car, à l'évidence, si la polémique qui a précédé son arrivée permet d'évacuer la question de l'histoire, elle ne l'expurge pas. Sarkozy l'admet en estimant qu'il ne s'agit pas de «l'ignorer mais de l'assumer». Mais il ne s'agit au fond que d'une formule pour passer à autre chose. Au «concret» qui veut dire contrat, commerce...

C'est le terrain où l'on cause car sur d'autres questions, comme le Sahara Occidental, on se bornera à constater, pudiquement, les différences. Histoire de préserver une «amitié simplifiée», c'est-à-dire qui évite les histoires...




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Il a refusé de présenter les excuses officielles de la France à l’Algérie

La dérobade de Sarkozy

Oui, le système colonial a été profondément injuste, contraire aux trois mots fondateurs de notre République : liberté, égalité, fraternité. »

En prononçant solennellement cette petite phrase, tant attendue, à Alger comme à Paris, Nicolas Sarkozy, qui a dû manifestement consentir un trésor d’efforts sur lui-même, a, en fait, lu un verdict injuste devant de très larges secteurs de l’opinion algérienne. C’est une qualification des faits qui nous renvoie tout droit vers les atrocités des années 1950. Et là, il faut bien reconnaître qu’il n’y a vraiment pas photo entre ce que fut la longue nuit coloniale et l’expression discursive du président français. En cela, tous les Algériens ont dû être déçus, voire choqués par le propos douillettement sympathique et faussement indigné de Nicolas Sarkozy à l’égard de la colonisation. Et c’est très chèrement payé puisque le chef de l’Elysée repartira demain avec 5 milliards d’euros de contrats dans l’escarcelle en contrepartie d’une énième provocation ! Le nouveau locataire de l’Elysée nous apprend en 2007 – nous les indigènes – que le système colonial a été profondément injuste ! Quelle belle trouvaille sémantique ! Et quel bel euphémisme… ! Le président français dont on attendait un peu de courage politique pour quelqu’un qui a promis la rupture a donc préféré surfer sur le changement dans la continuité. Incassable, Sarkozy s’est donc laissé enfermé dans cet ego patriotique, typique aux militants de l’extrême droite française qui rechignent à nos jours à regarder leur passé aussi terrifiant qu’abominable en Algérie. Un passé fait de sang et de larmes. On attendait un peu cet épilogue provocateur aux entournures d’un homme qui a cru nécessaire de se faire accompagner par son secrétaire d’Etat aux anciens combattants, Alain Marleix, pendant que le ministre algérien des Moudjahidine a été sciemment « zappé » de la liste du comité algérien d’accueil.

Deux mots pour 5 milliards d’euros...

« Voilà le travail de mémoire que je suis venu proposer au peuple algérien », a dit Sarkozy du haut de sa tribune devant les hommes d’affaires nationaux et, bien sûr, devant des millions d’Algériens « scotchés » devant le petit écran épiant la phrase – sentence –, qui allait sceller, croyaient-ils, définitivement les retrouvailles entre nos deux pays. Et, la déception fut à la mesure de l’attente. Pour la reconnaissance des crimes et la condamnation de la colonisation française, il va falloir repasser…Sarkozy ne sera pas – du moins pour l’instant –, l’homme qui allait réconcilier les deux peuples. Comme en juillet dernier, lorsqu’il avait abusé des usages diplomatiques en déclarant qu’il n’était pas « venu s’excuser », devant son homologue algérien, le patron de l’Elysée a encore enfoncé le clou et remué le couteau dans la plaie, ce lundi au Palais du peuple. A croire qu’il n’est capable que du pire… Et, suprême injure, le président français s’est permis l’incroyable cynisme de mettre le bourreau et la victime dans le même sac. « Oui, des crimes terribles ont été commis tout au long de la guerre d’indépendance, qui a fait d’innombrables victimes des deux côtés (…), ce sont toutes les victimes que je veux honorer. » Il faut reconnaître qu’avec une aussi grossière confusion des genres, Nicolas Sarkozy a dû faire baver de jalousie Le Pen et les tortionnaires de tout acabit qui reprennent du poil de la bête en France. Il est resté indéniablement en phase avec la scandaleuse rhétorique développée par son « UMP » en 2005. Pour un président qui veut « bâtir un partenariat d’exception » avec l’Algérie, il a fait preuve d’une maladresse verbale tout aussi exceptionnelle. Et comme pour tirer une dernière salve avant son retour sans doute triomphant à Paris, l’invité du président Bouteflika fait un clin d’œil attendrissant à ses concitoyens qui ont quitté l’Algérie en 1962. Une façon bien subtile de tordre le cou aux autorités algériennes coupables, d’après lui, d’avoir renvoyé les colons chez eux et d’avoir fait preuve d’inhospitalité… « Mais il est aussi juste de dire qu’à l’intérieur de ce système, il y avait beaucoup d’hommes et de femmes qui ont aimé l’Algérie, avant de devoir la quitter. » Ainsi, aussi « profondément injuste » qu’il fut, le système colonial, suggère-t-il, était animé et encadré par des hommes et des femmes qui aimaient l’Algérie ! Et voilà qu’on est en plein dans l’article 04 de la scélérate loi du 23 février 2005 énonçant le rôle positif de la France coloniale !

Hassan Moali


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Deux attentats ciblent le Conseil constitutionnel et le HCR L'horreur encore

par Salah-Eddine K.

Deux attentats suicides ont ciblé, hier, le Conseil constitutionnel à Ben-Aknoun et le siège du HCR à Hydra. Selon un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur, il est fait état de 26 morts et de 177 blessés. Le premier attentat à la voiture piégée a eu lieu à 9h45 environ, devant le siège du Conseil constitutionnel à Ben-Aknoun. La forte déflagration a été entendue jusque dans le centre-ville de la capitale et à plusieurs kilomètres à la ronde. On compte, selon les chiffres de M. Zerhouni, 10 morts et de nombreux blessés. Quelques minutes plus tard, aux environs de 10h, une deuxième déflagration est entendue à Hydra. Il s'agit de l'explosion d'une camionnette citerne devant le siège de la représentation du Haut Commissariat aux réfugiés (HCR) de l'ONU. Bilan, 12 morts et des dizaines de blessés. Mais en fin d'après-midi, le ministère de l'intérieur a annoncé un autre bilan de 26 morts.

A Hydra, selon de nombreux témoignages, des passants et certains riverains ont été complètement déchiquetés par l'explosion. La déflagration a fait plusieurs blessés dans la zone mitoyenne au siège du HCR où l'on compte au moins un blessé qui a perdu un oeil.

Les blessés de l'attentat visant le Conseil constitutionnel, ont été évacués vers la polyclinique des urgences qui se trouve à une centaine de mètres du lieu de l'explosion, et vers les hôpitaux de Ben-Aknoun et Birtraria, le CHU Mustapha, et à la clinique El-Qods. Une foule compacte occupait cette rue reliant la route de Ben-Aknoun (proximité de la faculté de droit) à la rue Mustapha Khallef qui mène vers El-Biar.

Il s'agit essentiellement d'étudiants venus s'enquérir de leurs camarades qui se trouvaient dans les deux bus de l'ONOU qui se trouvaient à quelques mètres du véhicule qui a explosé. C'est, d'ailleurs, de là qu'est partie la fausse idée d'une bombe qui aurait été placée dans le bus transportant les étudiants. Mais un autre carnage a été évité de justesse, puisque l'un des bus qui transportait les étudiants était quelque peu éloigné du véhicule piégé. Ce bus n'a pas subi de grands dégâts, mais seulement des bris de vitres et de pare- brises. Par contre, le bus qui se trouvait face au véhicule du «kamikaze», et qui heureusement ne transportait pas d'étudiants, a complètement été détruit par le souffle de l'explosion. Le chauffeur et un de ses deux accompagnateurs mécaniciens sont, par contre, morts sur le coup.

L'explosion a, par ailleurs, fait d'énormes dégâts dans la façade du bâtiment du Conseil constitutionnel. Les murs des bureaux des 5 étages de l'édifice, situés à gauche de l'entrée principale, sont sérieusement éventrés. Quant aux véhicules se trouvant à l'intérieur et à l'extérieur du parc, dont un véhicule de police devenu méconnaissable, ont subi de graves dégâts. La déflagration a touché un périmètre de 400 m, à la ronde. Les vitres des fenêtres de l'école des magistrats, de la Cour suprême, de l'administration pénitentiaire, de l'hôtel des magistrats, le Conseil populaire de la wilaya d'Alger, du haut Conseil islamique, et beaucoup parmi les boutiques du centre commercial de Ben-Aknoun, ont volé en éclats. A l'entrée de la polyclinique des urgences, non loin du lieu de la première explosion, est affichée la liste nominative des blessés où figurent également des enfants. Selon un agent, il s'agirait, pour la plupart, de «blessés légers qui sont repartis rapidement chez eux». A l'intérieur, les médecins, sous le choc, parlent de «nombreux blessés graves et de morts». Des visages avides scrutent les listes des blessés, et interrogent le personnel soignant sur les noms des morts. Plusieurs familles d'étudiants, craignant que leurs proches n'étaient dans les deux bus, sont également venues se renseigner à l'hôpital de Ben-Aknoun. «Ma fille ne répond pas sur son portable», pleurait une dame à la limite de l'effondrement, avant d'être quelque peu rassurée en apprenant que les trois réseaux de téléphonie mobile étaient coupés, par mesure de sécurité, pendant plus de trois heures après les attentats.

A noter aussi, que les axes routiers de et vers Ben-Aknoun et Hydra étaient également difficilement praticables jusqu'en milieu de l'après-midi d'hier.




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Evènement :
Aïd El-Kébir Le mouton nargue le SMIG

par El-Houari Dilmi & S. Chalal

Cette année, le cheptel est abondant et les prix relativement accessibles. Pour cet Aïd El-Kébir, le pari est pris que de nombreuses familles vont devoir consentir à sacrifier leurs économies pour espérer se payer le luxe de fêter dans la joie et la bonne humeur le sacrifice d'Abraham.

Ici prise de température dans un marché à bestiaux pas comme les autres.Vendredi et à moins de cinq jours du sacrifice d'Abraham, les bêtes se négociaient à des prix bizarrement bas, jusqu'à dix mille dinars pour un antenais; du jamais vu depuis au moins une décennie s'empresse à nous rappeler un boucher de père en fils, rencontré vendredi en train de flairer la «bonne affaire» au marché à bestiaux de Tiaret. Renseignement pris, l'on saura auprès des professionnels du secteur de l'élevage que le cheptel est abondant, cette année, même s'il n'est pas garanti que les prix vont raser les pâquerettes jusqu'à un ou deux jours avant le jour fatidique. Vendredi, au marché à bestiaux de la ville de Tiaret, il n'y a avait pas foule contrairement aux moutons rassemblés par grappes entières aux quatre coins du marché. Des maquignons, à la faconde mielleuse, tentent de stipendier d'éventuels clients quelque peu attirés par les prix bas. D'autres éleveurs, venus des lointaines contrées de Takhmaret et Aïn Hadid tentent à leur tour de mettre l'eau à la bouche aux citoyens en improvisant d'épiques combats entre de vigoureuses bêtes encornées. D'autres éleveurs, organisés en un véritable «cartel», se sont passés le mot pour déplacer vers les régions du Sud des milliers de têtes de peur de se voir contraints de céder leurs cheptels contre de vils prix. Mais, malgré la «délocalisation» des enclos vers les régions du Sud, note un observateur averti du monde agricole, le cheptel présent sur le territoire de la wilaya de Tiaret reste assez important pour tirer les prix vers le bas, estime-t-il. Déjà utilisée avec un certain succès durant l'Aïd de l'année dernière, la «surprise» de se retrouver à la maison avec un mouton puant la volaille risque de se répéter cette année préviennent des vétérinaires que nous avons rencontrés vendredi au marché à bestiaux à Tiaret. En effet, et selon de nombreux éleveurs, le prix qui paraît à première vue abordable est en vérité un attrape-nigaud, puisque les bêtes sont engraissées avec des aliments à base de volaille, des aliments qui permettent une prise de poids très rapide. Alors, pour éviter le «piège», autant se faire accompagner par un connaisseur, conseille un citoyen venu au marché flanqué de ses enfants, les yeux «scotchés» sur un vigoureux bélier. Vendredi, des moutons ont été cédés à neuf mille dinars, une véritable aubaine pour ceux qui veulent ripailler le jour de l'Aïd. Même si les prix des bêtes, alerte un éleveur, risquent bien de prendre l'ascenseur d'ici à lundi prochain.

A Oran, ces derniers jours, tous les points de vente officiels et informels ont été pris d'assaut par des citoyens pour acheter le mouton du sacrifice, car le temps presse et il n'est plus question de marchandage. D'ailleurs, certaines personnes approchées se remémorent la période qui a précédé l'Aïd 2005 et durant laquelle les retardataires ont dû payer cher leur mouton et en se dirigeant, la veille, vers les localités, voire les wilayas avoisinantes. Cette année, les données ont changé et le chiffre officiel du cheptel ovin national, qui avoisine les 22 millions de têtes, est rassurant et le marché ne risque pas de connaître un déficit. Sur les abords des routes nationales, telles les RN 11 et RN2, reliant respectivement Oran à Mostaganem et Misserghine, des camions en provenance des régions pastorales exposent leur cheptel. Les clients ne tatent plus le poul, mais négocient en vue d'acheter. Il en est de même pour les maquignons qui ne sont plus exigeants et se limitent à préserver seulement une marge bénéficiaire «honorable», telle que qualifiée par l'un d'eux, domicilié à Messâd, dans la wilaya de Djelfa. «Depuis 2006 et suite à deux années consécutives de forte pluviométrie, le problème de l'alimentation ne se pose plus avec acuité et les terrains de parcours sont abondants. Cette aisance a été derrière la stabilité des prix, quoique le prix de la viande reste encore élevé», devait nous préciser El Hadj Tayeb. S'agissant des tarifs, ils varient entre 15.000 DA, pour un mouton de près de 12 kilos nets à 27.000 pour une bête pouvant donner jusqu'à 25 kilos de viande et plus. Il existe des exceptions comme ce bêlier, vendu à 45.000 DA, après avoir été transféré vers le centre du pays, une région qui abrite des concours et des combats de béliers. Par ailleurs, cette année, et les observateurs du marché s'accordent à le confirmer, le cheptel est moins gras et cela s'explique principalement par l'alimentation naturelle, alors que durant les années de sécheresse et en plus du prix élevé, la viande contient beaucoup de graisse, ce que craignent le plus les personnes atteintes de cholestérolémie. Profitant du repos hebdomadaire et d'une journée printanière, les Oranais se sont rendus dans les fermes situées dans les nombreuses localités proches du chef-lieu de wilaya à l'exemple d'El-Braya, Brédéah ou à Zaghloul. Généralement, ce sont des clients qui vont acheter et attendre, manque d'espace obliqe, la veille de l'Aïd pour ramener l'ovin.

Par ailleurs, et comme chaque année, les vendeurs de foin et de charbon ont élu domicile près des grands marchés d'ovins et à quelques jours avant le jour J, les prix n'ont pas changé. C'est ce que nous a confirmé Bachir, un éleveur d'El-Braya qui précise toutefois que l'engouement cette année a été moindre et à 5 jours de l'Aïd, il n'a vendu que 50 % de son cheptel. En revanche, aux abattoirs communaux d'Oran, le marché le plus prisé, revendeurs et maquignons d'un côté et clients de l'autre se défendent dans la négociation du prix. Même si une remise était possible, elle ne peut nullement dépasser les 500 DA, une somme qui peut aller dans la poche du transporteur qui taxe les courses en fonction de l'éloignement, des tarifs se situant généralement entre 200 et 500 DA.




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Evènement:

Les marchés à la veille de l'Aïd Les prix flambent

par Salah C. Et T. Mansour

fruit pour l'aid
Après le coup de massue de l'achat du mouton de l'Aïd El-Kebir, les petites bourses doivent faire face à une hausse sensible des prix des fruits et légumes et de tous les autres produits de consommation, et ce, à 2 jours de la fête du sacrifice.

Hier, à Oran, à la rue des Aurès, un marché connu pour être l'un des marchés où les prix sont relativement raisonables, les ménagères étaient unanimes à dire que, depuis samedi, la mercuriale a connu une hausse très conséquente. Jugez-en : 50 à 60 DA le kilo de salade verte, 40 DA pour les navets et les carottes, 60 DA pour la tomate, 30 DA pour les fenouils, 60 pour le céleri, entre 40 et 50 pour la pomme de terre et 35 DA pour l'oignon sont les tarifs affichés par les marchands vers la mi-journée. Pour les primeurs, les petits pois sont cédés à raison de 140 DA le kilo, les haricots verts et les poivrons à 140 et la courgette à 100 DA. La palme revient au piment qui est taxé à 180 DA. Si la demande de ces derniers n'est pas importante, car considérés comme des légumes de luxe, du moins pour cette époque de l'année, la pomme de terre demeure incontournable et doit orner le couffin de la ménagère. Toutefois, 40 à 50 DA le kilo est une exagération et reflète encore une fois le poids des spéculateurs à maintenir ce niveau de prix, garantissant un profit optimal. Pourtant, un des responsables du ministère de l'Agriculture chargé de la régulation et du développement agricole déclarait samedi sur les ondes de la Chaîne Trois que les prix pratiqués se situent entre 25 et 30 DA, en raison de l'arrivée sur le marché de pas moins de 130.000 tonnes de pomme de terre d'arrière-saison et que les prévisions de production font état de 650.000 tonnes. Sur cette base, une stabilité des prix à la consommation du légume est envisagée. Mais cette lecture ne semble pas prendre en considération le manque de régulation du circuit de commercialisation qui reste sous l'emprise des spéculateurs qui, de par leur parfaite connaissance du créneau, feront douter les plus éminents économistes qui continuent de mettre en avant le principe de l'offre et de la demande.

Pour ce qui est des fruits, la clémentine et l'orange mènent un coude-à-coude et la qualité supérieure n'est pas encore descendue sous la barre des 80 DA. A noter que ce prix est supérieur de 20 DA chez les marchands de fruits des quartiers. L'orange de petit calibre est, quant à elle, vendue entre 50 et 60 DA le kilo. Quant aux bananes, elles se font de plus en plus désirées avec un prix qui culmine jusqu'à 120 DA, après avoir descendu jusqu'à 80 DA. Les pommes de bonne qualité sont passées, comme par enchantement, de 140 à 160, voire 180 DA. Enfin, les dattes varient entre 250 et 300 DA.

Par ailleurs, le prix de la viande ovine tourne autour des 650 et 700 DA le kilo et certains chefs de famille qui se trouvent dans l'incapacité d'acheter le mouton de l'Aïd font déjà leurs calculs pour offrir quelques kilos à leur famille. Dans les autres régions du centre ou de l'est du pays, la même tendance à la hausse est relevée. Celle-ci est notable notamment à Blida où des problèmes d'approvisionnement et de cherté sont perceptibles à partir du week-end dernier. En effet, il est devenu difficile de trouver une baguette de pain à partir de 17 heures, ce qui n'est pas arrivé depuis plusieurs années et même en plein mois de Ramadan. Les retardataires sont obligés de faire tous les revendeurs des villes pour se rabattre sur «Khobz Ettadjine», à 30 ou 35 DA/pièce. La plupart justifient cette rareté par le départ des employés des boulangeries vers leurs lieux de résidence, souvent à l'Est du pays (Jijel surtout, Sétif ou encore Tizi-Ouzou et Béjaïa). Les patrons se retrouvent donc avec de simples apprentis qui ne peuvent satisfaire la demande. Cependant, en plus de la rareté de certaines marchandises, les prix prennent l'ascenseur. Nous ne parlons pas seulement de la courgette qui est passée de 50 à 100 DA et 120 DA le kilo en une semaine, mais aussi de la tomate qui coûte 70 DA, la salade laitue vendue à 60 DA, les carottes à 50 DA, la pomme de terre qui est revenue à de meilleurs sentiments à 30 DA. Mais l'heure est à la viande ovine. Des bouchers, sentant la bonne affaire, ont revu à la hausse leurs prix, particulièrement des abats de moutons. Ainsi, une tête de mouton qui ne dépasse pas les 350 DA en temps normal est cédée durant ces jours entre 900 et 1.400 DA, selon la taille, ainsi que la panse qui est cédée entre 1.800 et 2.500 DA, vous obligeant ainsi à prendre le foie avec. Outre ces produits, l'huile, le sucre, le lait en poudre, les pois chiches, les produits laitiers, la semoule, la farine, et pratiquement toute l'épicerie a vu ses prix augmenter encore à l'approche de l'Aïd. La même explication de rareté et d'augmentation des cours mondiaux est donnée pour cela, sans que personne n'arrive à trouver une réponse officielle, sauf que «nous sommes dans une économie de marché et que les prix obéissent à la loi de l'offre et de la demande».




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Evènement:

A partir de février Le mobile passe à dix chiffres

par Salah-Eddine K.

L'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications annonce qu'un nouveau plan national de numérotation téléphonique sera mis en application à partir du 22 février 2008 par l'ensemble des opérateurs de la téléphonie mobile. Les numéros de téléphones mobiles passeront, vendredi 22 février à une heure du matin, de neuf à dix chiffres, a indiqué M. Belfodil, président du conseil de l'Autorité de régulation de la poste et des télécommunications lors d'une conférence de presse animée au siège de l'ARPT à Alger.

Il sera question ainsi d'introduire un chiffre supplémentaire, après l'actuel premier chiffre «0», identique à celui utilisé actuellement par chaque opérateur, à savoir le «5» pour Wataniya Telecom Algérie, le «6» pour Algérie Télécom mobile et le «7» pour Orascom Telecom Algérie.

Exemple, le 5 pour Wataniya Telecom Algérie (0 5 52...), le 6 pour Algérie Télécom mobile (0 6 63...) et le 7 pour Orascom telecom Algérie (0 7 71...). A leur tour, les abonnés de la VSAT et de la VOIP doivent, quinze jours après la date de la mise en place du nouveau plan de numérotation de téléphonie mobile, introduire un chiffre supplémentaire unique «9» après l'actuel premier chiffre «0».

Les opérateurs des réseaux fixes, quant à eux, conserveront leur structure de numérotation actuelle de neuf chiffres et ne seront concernés par le nouveau plan national de numérotation téléphonique qu'à partir de juillet 2009 et ce, en raison «des difficultés liées à la technologie des équipements composant le réseau d'Algérie Télécom», indique M. Belfodil. Pour la téléphonie fixe, il sera question d'introduire le chiffre «4» après le préfixe actuel qui est le «0» pour que ça donne, à titre d'exemple, pour la région d'Alger (0 4 21...). Toutefois, il n'y aura pas de changement pour les appels vers l'étranger où il suffira de commencer par l'introduction de deux zéros. Cette nouvelle numérotation est, selon Mohamed Belfodil, «inévitable eu égard au fait que nous butions sur un blocage». Il expliquera que cette opération se justifie d'autant que les opérateurs manifestent des besoins pressants en ce qui concerne la téléphonie mobile. Ce nouveau plan offre une capacité théorique de 900 millions de numéros, selon le communiqué de l'ARPT, permettant ainsi aux opérateurs de disposer d'une large capacité en numéros pour couvrir leurs besoins. M. Belfodil a indiqué que l'ARPT a choisi l'option d'un chiffre pour chaque opérateur, au lieu d'un chiffre unique, afin de «s'assurer d'une plus grande quantité de ressources» en ce sens. Interrogé sur d'éventuelles mesures de contrôle «des puces anonymes», M. Belfodil a indiqué que l'ARPT «est en train de travailler en collaboration avec les trois opérateurs de téléphonie mobile afin de trouver une solution à cette situation», ajoutant qu'»au moment opportun, les usagers de ces puces seront appelés à les restituer à leurs opérateurs respectifs sinon, a-t-il averti, leurs lignes seront suspendues».


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Edition du 18 décembre 2007.

Bon nombre sont mal pris en charge par la délégation (La Biaâtha)

La souffrance des pèlerins algériens

Pour de nombreux encadreurs de la biaâtha, censés faire le travail pour lequel ils sont grassement payés, bien logés et même bien nourris pour certains, le hadj, c’est pain bénit. Et au diable leur mission qui consiste justement à entourer les vieux hadjis qui n’ont personne ici pour s’occuper d’eux !

La Mecque (Arabie Saoudite). De notre envoyé spécial

Talgouni ! Talgouni ! (lâchez-moi ! lâchez-moi !) Vous voulez me renvoyer à Chlef... » Ammi Abdelkader, le corps frêle et le regard absent, se débat comme un forcené pour se libérer de l’étreinte de quatre hadjis qui voulaient l’emmener au centre médical. Pieds nus et libass al ihram (la tenue du hadj) mal rangé, il ne demande rien sinon qu’on le laisse en paix. Pour un homme dont l’âge frise les 80 ans, ce vieux, venu réaliser le rêve de toute une vie, fait brusquement connaissance avec la solitude, le laisser-aller et les aléas de la rue, ici, à Mecca. Il a fallu une bonne dizaine de personnes pour le maîtriser et « l’encastrer » de force sur une chaise roulante, pour qu’il aille éventuellement se reposer dans le centre de santé de la mission. Pour ceux qui l’ont sauvé, peut-être même, d’une mort certaine, la mission est terminée. Mais pour le personnel du centre des soins, le cauchemar ne fait que commencer... Pour cause, ils sont des dizaines de vieux et de vieilles, parfois violents, à y être acheminés quotidiennement. Leur prise en charge est une vraie corvée pour le personnel médical : gémissements, déplacements incessants et tentatives de fugue. « Vous voyez dans quelles conditions nous travaillons... Quand on vous envoie des gens dont l’état de santé frise la démence, dites-moi comment pouvons-nous soigner les autres malades inoffensifs ? » Le responsable du centre médical, le docteur Lougar, est débordé. L’insondable humanité dont font preuve, lui et les 120 médecins et infirmiers qui l’entourent, est appréciée de tous, ici, au siège de la mission. Son service est sans doute le souffre-douleur — au propre comme au figuré — de toute la biaâtha. Pendant que des dizaines d’agents de la mission, arborant des liquettes bleues flanquées de l’inscription « Mission algérienne du hadj », tuent le temps à ne rien faire, le personnel médical ainsi que les animatrices du bureau des égarés font face à une ruée des taïhine, des malades mentaux, ou encore des cortèges de hadjis souffrants qui viennent soulager leur mal. Pour de nombreux encadreurs de la biaâtha, censés faire le travail pour lequel ils sont gracieusement payés, bien logés, et même bien nourris pour certains, le hadj, c’est pain bénit. Et au diable leur mission qui consiste justement à entourer les vieux hadjis qui n’ont personne ici pour s’occuper d’eux ! Il est d’ailleurs rare d’apercevoir un agent de la biaâtha dehors pour éventuellement dénicher un égaré algérien.Ils ne quittent leur bureau ou la cour des « bousse-boussettes » (les bises) que le temps d’aller accomplir les prières ou faire des emplettes.

La tête du « client »

Et quand un taïh arrive, c’est avec dédain que certains le dévisagent avant de le… cueillir par une salve de questions, souvent teintées de mauvais sens. Le vieux devait presque s’excuser de s’être égaré face à certains agents manifestement malveillants. Mais quand c’est une VIP, ça change tout…On se précipite vers elle, on lui embrasse la tête et parfois la main et on l’aide à se débarrasser des bagages. Ici, c’est selon la tête du client. Signe de cette indifférence à la limite du mépris, cette scène à laquelle nous avons assisté de nuit au siège de la mission. Il était minuit passée mardi quand un jeune hadj saoudien arrive à la cour de la biaâtha, flanqué d’un vieux hadj perdu à cette heure indue de la nuit dans le brouhaha de la rue de Mecca. Visiblement exténué, l’homme clopinait en compagnie du généreux étranger qui le soutenait par le bras. Notre hadj n’avait aucun papier sur lui ; sans doute avait-il été délesté de sa sacoche. Le Saoudien s’adresse à nous pour savoir à qui il allait confier le vieux. A deux mètres de nous, l’agent de permanence, la cinquantaine bien entamée, en tenue de surcroît, ne bronche même pas. Il cause allégrement avec son ami sans trop prêter attention à la « victime » ni même à ce Saoudien qui lui ramène un égaré. Les deux hommes s’avancent vers lui, et l’accompagnateur lui demande ce qu’il faut faire. Le visage de l’agent s’assombrit brusquement, lui qui vient d’être dérangé dans sa longue causerie avec son compagnon de nuit. Méprisant, voire agressif, le « missionnaire » bombarde le vieux sur un ton d’interrogatoire, sans même se lever — ne serait-ce que pas respect à l’étranger — du tabouret sur lequel il était assis à palabrer nonchalamment avec son copain. Nous, journalistes, suivions avec stupéfaction la scène. Quelle ne fut notre surprise d’entendre ce monsieur ordonner au… Saoudien de diriger le vieux vers le bureau des égarés… L’étranger s’exécute pour finir en beauté son geste humanitaire et l’agent indélicat reprend tout aussi joyeusement son travail : radoter à n’en plus finir. Pour lui, la permanence a été cool. Pour le Saoudien, l’image de la mission algérienne, voire de l’Algérie, ne serait pas un exemple à suivre. Après avoir laissé son compagnon d’infortune, le hadj saoudien prend congé et s’excuse d’un « salam alaïkoum » auquel l’agent ne répondit même pas…

« Je n’ai rien mangé… »

Des mésaventures aussi invraisemblables, à quelques encablures du Haram Echarif, sont malheureusement légion. Et quelques situations s’apparentent à une non-assistance à personne en danger. Et ce n’est pas ammi Saïd qui nous dira le contraire. Ce vieux a dû passer une journée qu’il n’oubliera pas de sitôt lundi dernier. Ayant été acheminé par des étrangers vers 12h au siège de la biaâtha pour y être raccompagné à son hôtel, il a dû poireauter pendant 6 heures le ventre creux de surcroît.A chaque fois qu’il sollicite un agent, celui-ci l’invite à patienter un « moment ». Mais le moment s’allonge, en minutes, puis en heures pour finir avec une demi-journée dans la cour à bronzer au soleil sans que personne ne se soucie de lui. Il est 18h. Dans une tentative de dernière minute, le vieux qui tient difficilement debout nous prie de faire quelque chose pour lui. « Ya oulidi koul’houm yeddouni elloutel, rani aâyane... » (mon fils dis-leur de m’emmener à l’hôtel, je suis fatigué). Ammi Saïd a été remarqué pour être le plus « ancien » égaré qui n’avait pas été pris en charge. Il fallait donc faire quelque chose. Nous le tenons par la main et le dirigeons vers le bureau des « taïhine » devant le regard indifférent de quelques membres de la biaâtha. Allongé sur un matelas, le vieux pose une main sur le ventre et lâche, visiblement intimidé, ceci : « Mon fils ramène-moi quelque chose, je n’ai rien mangé... » Des aveux qui nous déchirent le cœur, alors que vous êtes l’invité de Dieu. C’est que ammi Saïd, dans sa posture peu enviable d’égaré et de laissé-pour-compte, aurait pu être votre père ou votre proche. Les agents de la biaâtha sont-ils à ce point incapables d’allier piété et pitié ? Heureuses les familles de ces malheureux hadjis qui n’ont rien vu.

Hassan Moali


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Benazir Bhutto enterrée

Benazir Bhutto enterrée, Al-Qaïda accusée, Musharraf contesté Le Pakistan sur une poudrière

par M. Saâdoune

Benazir Bhutto a été enterrée, Al-Qaïda a été officiellement accusée de l'attentat-suicide, Musharraf, contesté chez-lui, compte sur les appuis extérieurs et sur l'armée. Après le deuil, des jours encore plus dangereux commencent au Pakistan.

Les Pakistanais ont enterré, hier, l'ancien Premier ministre Benazir Bhutto, tuée la veille, à Rawalpindi, dans un attentat-suicide, sur fond d'émeutes sanglantes et d'incertitudes pour l'avenir immédiat. Après des années d'exil, le retour de Benazir Bhutto est désormais définitif alors que le pays s'enfonce dans une crise politique et sécuritaire aiguë. La tenue des élections législatives, prévues pour le 8 janvier prochain, pourrait être compromise. L'autre figure de l'opposition, Nawaz Sharif, qui aurait été également visé, le même jour, par un attentat au cours d'un meeting électoral, a appelé à l'annulation des élections qui, selon lui, causeront la « destruction du pays ». Le gouvernement pakistanais a indiqué hier soir que Benazir Bhutto était morte en heurtant le toit ouvrant de la voiture dans laquelle elle se trouvait au moment de l'attentat-suicide et qu'il n'y avait aucun impact de balle ou d'éclat de métal dans son corps. Il a officiellement accusé Al-Qaïda d'être responsable de l'opération. Selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, le général Javed Cheema, les services de renseignement ont intercepté un appel téléphonique dans lequel l'homme qui est considéré comme le principal responsable du réseau terroriste Al-Qaïda pour le Pakistan, Baitullah Mehsud, félicitait un activiste après la mort de Benazir Bhutto. Il y a «une preuve irréfutable qu'Al-Qaïda, ses réseaux et ses troupes tentent de déstabiliser le Pakistan», a déclaré le général Cheema. La preuve reste encore faible même si la piste d'Al-Qaïda, immédiatement évoquée après l'attentat, est plausible. Benazir Bhutto comptait beaucoup d'ennemis parmi lesquels se retrouvent les islamistes radicaux comme des gens du pouvoir. En tout cas, aux yeux des partisans de Benazir Bhutto, la désignation d'Al-Qaïda comme responsable de l'attentat ne disculpe pas le régime du général Musharaf. «Si quelque chose m'arrive au Pakistan, j'en rendrai Musharraf responsable..

Benazir Bhutto, dans un courriel adressée à un ami américain qui l'a rendu public avait écrit : « Si quelque chose m'arrive au Pakistan, j'en rendrai Musharraf responsable. Ses hommes de main me font me sentir en danger ». La cause est entendue pour les partisans de Mme Bhutto. Certains d'entre eux l'ont exprimé dans des manifestations violentes qui ont fait trente-deux morts alors que le gouvernement tente d'enrayer la vague en ordonnant aux forces de l'ordre de tirer à vue. La seule chose certaine, pour de nombreux analystes pakistanais, est que le pays entre dans des jours dangereux. La première échéance, celle des élections du 8 janvier, pourrait être compromise alors que des voix s'élèvent pour exiger la démission du président Pervez Musharraf. L'ancien Premier ministre Nawaz Charif qui a annoncé que son parti boycotterait les élections du 8 janvier a mis en garde le gouvernement contre la tentation de les maintenir. « Si le gouvernement reste buté sur le maintien de la date des élections au 8 janvier, cela nous mènera sur le chemin de l'auto-destruction, qui n'aboutira pas seulement à la destruction du gouvernement, mais aussi à celle du pays ». Le général choisit apparemment d'attendre sur la question des élections pour connaître l'attitude du Parti du Peuple (le parti de Benazir Bhutto) qui pourrait être tenté de vouloir profiter de l'émotion née de la mort de Mme Bhutto. Une telle éventualité, plutôt basse, permettrait au président Pervez Musharraf de détourner l'attention. S'il peut profiter à moyen terme de la disparition de Mme Benazir Bhutto, il lui faudra dans l'immédiat résister aux appels à sa démission qui se multiplient dans le pays. Nawaz Charif ne lui laisse pas le temps, il veut son départ et le plus vite possible. «Musharraf doit quitter le pouvoir, c'est la principale exigence de la Nation aujourd'hui et je me rends compte que les gens veulent qu'il le fasse le plus rapidement possible, sans délai ».

QUE FERA L'ARMEE ?


Imran Khan, ancienne star du cricket et opposant virulent au président pakistanais Pervez Musharraf, a estimé que le pays allait vers «le chaos», et a appelé le chef de l'Etat à démissionner. «Le temps du général Musharraf est révolu. Il doit quitter le pouvoir car il n'y a pas de fin au terrorisme au Pakistan», a affirmé à la presse Imran Khan, président du petit parti Tehreek-i-Insaf (Mouvement pour la Justice). «Le Pakistan va vers le chaos. Musharraf ne cesse de dire qu'il va anéantir le terrorisme... aujourd'hui c'est le terrorisme qui nous anéantit». Mais Pervez Musharraf, qui a été obligé de se délester de sa fonction de chef de l'armée, continuera de jouer, aux yeux de l'Occident et en premier lieu des Etats-Unis, de « rempart » contre les islamistes radicaux et contre Al-Qaïda. Pour de nombreux analystes, les Américains sont contraints de continuer à jouer la carte de Pervez Musharraf en dépit de son discrédit évident dans le pays. Venu à la faveur d'un coup d'Etat en 1999, le bilan du général Musharaf est désastreux et il n'est pas évident que le soutien américain, qui lui est acquis depuis longtemps en dépit de son peu de respect pour les libertés et le droit, puisse suffire dans un Pakistan en ébullition. Ce sera sans doute l'armée pakistanaise qui tranchera en définitive. Pour l'heure, elle est fidèle à son ancien chef, mais si le désordre et le chaos s'installent dans le pays, les militaires pourraient l'inciter à prendre le chemin de la sortie. En tout cas, après le deuil, le Pakistan entre dans des jours encore plus dangereux...


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Le nouveau barème de l'IRG sur le web

Le nouveau barème de l'IRG sur le web

par Djamel B.

Le nouveau barème de l'impôt sur le revenu global (IRG), applicable aux salaires pour l'année 2008, a été publié hier sur le site web de la Direction générale des Impôts (DGI). Dans un communiqué rendu public hier, la DGI indique que la cinquantaine de tableaux publiés par la direction comprennent aussi l'algorithme de calcul de cet impôt selon le revenu de chacun.

La loi de Finances pour 2008 a réaménagé le système de calcul de l'IRG et a relevé le seuil de revenu non soumis à cet impôt de 60.000 DA à 120.000 DA par an. Le barème, où les taux d'imposition s'échelonnent de 0 % à 35 % du salaire annuel brut, est disponible «en libre téléchargement» sur le site de la Direction générale des Impôts.

A la mi-novembre, le Directeur général des Impôts Abderrahmane Raouya avait déjà annoncé la suppression de l'IRG pour les salaires de moins de 15.000 da. Le DG des impôts qui animait une conférence de presse conjointement avec le Directeur général du Trésor et le DG du budget, s'était longuement étalé sur les nouveautés introduites à travers la loi de Finances, concernant notamment l'amélioration du pouvoir d'achat de la population. A ce titre, M. Raouya avait indiqué que désormais et à partir de 2008, en matière d'impôt sur le revenu global, les travailleurs percevant un salaire mensuel égal ou inférieur à 15.000DA, ne seront plus imposables. Pour les salariés rémunérés entre 15 et 25.000 da, le taux d'imposition a été arrêté à 7,8 %. Cette nouvelle disposition, soulignera le même intervenant, a été annoncée à la lecture de la loi de Finances devant les élus de l'APN avant son approbation et qui précise que le seuil non imposable a été relevé de 60.000 à 120.000 DA par an et que le taux marginal supérieur a été revu à la baisse en passant de 40 à 35 % et ce, proportionnellement à la baisse de l'impôt sur le bénéfice des sociétés (IBS). M Raouya a fait remarquer que ce dispositif a pour objectif au même titre que la cession des logements sociaux, l'amélioration du pouvoir d'achat des ménages et l'amélioration du climat des investissements.

Le Directeur général des Impôts, a d'autre part indiqué que ce texte est le «fruit de concertations» entre le ministère des Finances avec les opérateurs économiques et sociaux (organisations patronales et UGTA).

Le ministre des Finances, M. Karim Djoudi, avait annoncé en septembre que les catégories concernées par la réduction de l'IRG sont «les travailleurs à faible revenu ou ceux à revenus intermédiaires». Il a également précisé que la révision du système de l'IRG couvre en même temps le niveau du barème de cet impôt ainsi que le nombre des tranches de ce barème. Ainsi, dira-t-il, les tranches du barème de l'IRG vont passer au nombre de trois contre cinq actuellement.

S'agissant de la détérioration du pouvoir d'achat du citoyen en dépit de la stabilité des indices macro-économiques, le ministre avait affirmé que la loi de Finances 2008 allait consolider le pouvoir d'achat à travers l'augmentation des salaires des travailleurs de la Fonction publique et l'allègement des charges fiscales (IRG) au profit des citoyens aux revenus moyens et limités.




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