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Le Loué, Le plus Digne de Louange, l'Avertisseur, ......

Le Prophète Muhammad : un illustre modèle


Sa Vie

La première Révélation

  • "Et tu es certes d’une moralité éminente." (Sourate Al-Qalam, verset 4)

    l'Aime-tu sincerment?

    Ses Epouses

    Les enfants du Prophète
    Ses Miracles



    Arbre Généalogique des Prophetes :
  • Arbre Généalogique des Prophètes

    Adam,Nuh,Idris,Abraham,Moise,Mohamet,Aissa



    "S’adressant au Prophète Muhammad, paix et bénédictions de Dieu sur lui, Allah le Très Haut s’exprime en ces termes : "Et tu es certes d’une moralité éminente." (Sourate Al-Qalam, verset 4) "En effet vous avez dans le Prophète un excellent modèle, pour quiconque espère en Allah et au Jour dernier et invoque Allah fréquemment." (Sourate Al Ahzâb, verset 21)

    Muhammad : un homme d’exception

    L’exceptionnalité du Prophète tient à ce qu’il ne fut pas seulement une grande figure de son temps mais une grande figure pour tous les temps et pour tous les peuples, indépendamment des considérations de races, de couleurs, de nationalités ou de situations géographiques. Son exemple valait pour les Arabes du septième siècle comme il vaut pour l’humanité actuelle, en ce début de vingt et unième siècle. Il constitue un excellent modèle pour riches et pauvres, jeunes et vieux, gouvernants et gouvernés, pour les gens doués d’une grande intelligence comme pour les esprits communs. Allah a fait de lui Son Envoyé pour toute l’humanité : " Dis :" Ô hommes ! je suis pour vous tous le Messager d’Allah, à Qui appartient la Royauté des cieux et de la terre. Pas de divinité à part Lui. Il donne la vie, Il donne la mort. Croyez donc en Allah, en son Messager,le Prophète illettré qui croit en Allah et en Ses paroles. Et suivez-le afin que vous soyez bien guidés." (Sourate Al-A`râf, verset 158)

    Le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, mettait en pratique ce qu’il prêchait. Il a appliqué méticuleusement les préceptes du Coran, Parole d’Allah qui lui avait été révélée, à chaque instant et dans chaque détail de sa vie. C’est ainsi que sa vie fut le reflet de la Parole Divine. Il devint le Coran en personne, son incarnation et même, pour parler par métaphore : "la Parole divine en chair et en os". Un hadith en témoigne : Sa`îd Ibn Hishâm s’adressa ainsi à Â’ishah,l’épouse du Prophète, que Dieu l’agrée : "Parle-moi du caractère du Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui". "Son caractère, répondit-elle, c’était le Coran." (Musnad Ahmad)



    Quelques qualités du Prophète

    La moralité du Prophète ne se réduisait pas à quelques traits de bonne moeurs mais recouvrait une grande diversité d’éléments et d’aspects de sa vie. Bon, compatissant, aimant, généreux et humble, il était également fort, courageux, éloquent, sage et d’une grande perspicacité. S’il fut un grand planificateur, un éminent organisateur et penseur, il fut aussi un homme empli de foi, de confiance et de piété envers Allah.

    Son implication active au sein de sa famille et de sa communauté ne lui faisaient aucunement négliger ses prières, son jeûne et son dévouement à Allah. En vérité, nul ne priait autant que lui. Exemplaire comme enseignant, prêcheur, Imam, chef, homme d’Etat, juge, commandeur des armées, il l’était aussi comme époux, père, grand-père, comme homme d’affaires, voisin et ami.

    Avant de recevoir l’honneur de la Mission Prophétique (Nubuwwah), il était connu parmi les Mecquois pour être "As-Sadiq Al-Amîn", la personne la plus véridique, la plus honnête et la plus digne de confiance ; caractère qu’il conserva tout au long de sa vie. Il n’a jamais failli à une promesse ou à un engagement. Ses ennemis eux-mêmes ne pouvaient le taxer de malhonnêteté.

    Il faisait montre de la plus grande humilité qui soit. C’était son habitude de se mêler aux pauvres et de s’asseoir parmi eux, faisant cesser l’usage de ceux qui restaient debout en sa présence. Toute place disponible dans une assemblée, quelle qu’elle fût, le satisfaisait, jamais il ne cherchait le surplomb ou la mise en avant, il pouvait ainsi arriver que les visiteurs ne sachent pas qui des personnes réunies était le Prophète. Ainsi,lorsqu’à la tête d’une grande armée victorieuse, il entra à La Mecque, ce fut en faisant la démonstration d’une humilité exceptionnelle, son front touchait la selle de son chameau !




    Il était la personne la plus miséricordieuse du monde. Allah dit de Lui qu’il est " une miséricorde pour les mondes". (Sourate Al-Anbiyâ, verset 107) Il exerçait cette qualité auprès de sa famille, de ses partisans, de ses amis mais aussi de ses ennemis. En bénéficiaient également jeunes et vieux, humains comme animaux. Ceux qui le persécutèrent à la Mecque, tuant ses proches et ses compagnons faits prisonniers lors des défaites, eurent eux-mêmes droit à son pardon. La constance constituait une donnée primordiale de son comportement moral. Après avoir déterminé une pratique saine ou une voie bénéfique, il s’y tenait et l’observait à jamais, répétant volontiers que : "L’action la plus aimée d’Allah est celle qui est accomplie régulièrement, même si elle n’est que peu de chose." (Al-Bukhârî, n°5983).



    Ses noms

    Le Prophète, paix et bénédictions de Dieu sur lui, a plusieurs noms, à l’unisson de ses qualités. Mentionnés à la fois dans le Coran et les hadiths, voici quelques-uns de ses plus beaux noms :

    Muhammad (le Loué) ; Ahmad (le Plus Digne de louange) ; Hâmid (le Dispensateur de louanges et de remerciements) ; Ar-Rasûl (le Messager) ; An-Nabî (le Prophète) ; Shâhid (le Témoin) ; Rashîd (le Droit) ; Bashîr (l’Annonciateur de bonnes nouvelles) ; Nadhîr (l’Avertisseur) ; Dâ`î (Celui qui appelle à Allah) ; Hâdi (le Guide) ; Mâhî (celui par qui Dieu efface le mal et la mécréance) ; Fâtih (le Conquérant) ; Râ’ûf (compatissant) ; Rahîm (miséricordieux) ; Mujtabâ (Celui qui a été choisi) ; Mustafâ (l’Élu) ; Murtadâ (L’Agréé) ; As-Sâdiq (le véridique) ; Al-Amîn (le loyal) ; Musaddiq (Celui qui corrobore la vérité) ; Habîbullâh (l’Aimé d’Allah) ; Safiyyullâh (Celui qu’Allah a choisi) ; Najiyyullâh (le Protégé d’Allah) ; Shakûr (Le très reconnaissant) ; Karîm (généreux) ; Hakîm (sage) ; Sayyid (le maître ou le leader) ; Sirâj Munîr (luminaire rayonnant) ; Jawâd (très Généreux) ; `Âdil (Juste) et Khâtam Ar-Rusul (le Sceau des Prophètes).



    La première Révélation

    Lorsque le Messager d'Allah eut ses quarante ans, l'âge de la perfection ou dit-on les Prophètes sont investis de la mission apostolique, les signes de la Prophétie commencèrent à apparaître, il s'agit des visions véridiques qu'il connut durant six mois, et qui procèdent des quarante-six qualités de la Prophétie. Lors du mois de Ramadan de la troisième année , Dieu voulut que Sa miséricorde se répandît sur les habitants de la terre, ainsi Notre Bien Aimé reçut les premiers versets du Coran. Aicha , la véridique, a fait le récit suivant : " L'Envoyé de Dieu commença par avoir, pendant son sommeil des visions pieuses qui ne manquaient jamais de se réaliser. Après cela, la solitude lui devenait nécessaire et il se rendait alors à la grotte de Hirâ pour y accomplir des actes de dévotion durant un certain nombre de nuits avant de retourner chez sa famille pour s'approvisionner avant de reprendre la chemin de la grotte. Il en fut ainsi jusqu'au jour où la vérité vint à lui qu'il se trouvait dans cette grotte. L'Ange Gabriel lui dit " Lis!" " Je ne sais pas lire !"répondit-il " Puis , le Messager d'Allah raconta " l'Ange m'a saisi et m'a étreint avec force, il m'a relaché et a répéter le commandement ' Lis' ' Je ne sais pas lire!' et une nouvelle fois il m'a serré jusqu'à ce que je fus épuisé. Puis il dit' Lis' 'je répondis'Je ne sais pas lire !' Il me sera ensuite pour la troisieme fois avant de me relâcher et de me dire " Lis au nom de Ton Seigneur qui a créé!Il a créé l'être humain à partir d'une adhérence. Lis et Ton Seigneur est Le Trés Généreux" (96_1.3). Il était tout tremblant de peur, il revint ensuite auprès de son épouse Khadija et lui dit " Couvre-moi , couvre moi !". On le couvrit jusqu'à se sentir en sécurité.
    Nous savons comment elle le rassura et le prit chez son cousin Waraqa qui lui dit que c’était l’annonce de la prophétie. Pourquoi cette rencontre avait-elle été organisée de cette façon impressionnante ? Pour faire comprendre au Prophète l’importance et la gravité de la chose.
    Mais Djbrîl n’est pas réapparu et le Prophète (BP sur lui) s’en inquiétait et commençait à avoir des doutes à propos de ce qu’il avait vu. Pourquoi est-ce qu’Allah le fit attendre ? Pour susciter en lui le désir de revoir Djibrîl. La mission pour laquelle il était apprêté devait être difficile et il la supportera mieux quand il l’aura désirée. C’est un des arts du management, parce que lorsque la personne attend une chose, son désir de l’avoir augmente avec le temps et l’esprit se concentre dessus. Cette attente était comme pour lui dire « prépare-toi ».
    Remarquez également que Djibrîl ne s’était pas fait connaître par le Prophète. Pourquoi ? Parce que le Prophète (BP sur lui) au moment de cette première rencontre était sous le choc et, pour bien comprendre une chose, il faut être concentré et attentif. C’est un humain qui lui avait expliqué le sujet.
    Mais pourquoi est-ce le mot “Lis” qui a été le premier prononcé du Coran quand le Prophète ne savait pas lire ? Ce mot s’adresse à nous. Il devait nous faire comprendre que le temps des miracles des prophètes était révolu. Fini le temps du bâton de Moïse et le temps de l’arche de Noûh (Noé). Il n’y en aura plus, nous-mêmes serons le miracle, hommes, femmes et jeunes gens grâce à ce que nous réaliserons comme œuvres grandioses pour notre Umma. “Lis” (qui signifie la connaissance et le travail) doit devenir notre outil pour parvenir à vivre, résoudre nos problèmes et nous bâtir une renaissance. Le Prophète l’avait compris. Il n’est pas permis que la Umma dont le premier mot de son message est “Lis” soit à 60% analphabète. Elle attend toujours les miracles qui doivent la délivrer de ces temps difficiles. Ce mot “Lis” a même été répété six fois dans les cinq premiers versets révélés du Coran à cause de son importance. Il prouve la véracité du message de notre Prophète et prouve qu’il est venu pour l’humanité de tous les temps parce qu’il prévoyait les besoins de nos jours. Il est vrai que le Messager (Paix et salue surlui) ne savait pas lire mais il était instruit au point que les livres qui nous transmettent sa science sont comptés par milliers. Celui qui ne sait ni lire ni écrire a laissé toute cette science et cela est en lui-même un miracle prodigieux.
    Le Prophète (Paix et Salue sur lui ) était descendu de la caverne de Hirâ’ tout tremblant parce que l’apparition de Djibrîl avait été une grande surprise pour lui. Il ne s’attendait pas à recevoir le message. Mais que recherchait-il ? Il recherchait la vérité.
    Il y avait un homme nommé Abou ‘Âmer qui, sachant que la venue d’un messager était proche, avait commencé à se donner des airs respectables et savants pour essayer d’obtenir ce statut de Messager. Et lorsqu’il vit que c’était Mohammed (Paix et salue sur lui ) qui avait reçu la Mission, il devint un de ses plus grands ennemis. C’était lui qui, pendant la bataille de Uhud avait creusé le trou où le Messager était tombé et où il a été blessé. Mais il fallait savoir que ce message ne pouvait être acquis, il était donné à qui le méritait le mieux. La Révélation et le Message étaient venus à Mohammed (Paix et Salue Sur Lui) parce qu’il s’activait à la recherche de la vérité.
    Il faut également se rappeler de Khadîdja et de son rôle merveilleux auprès du Prophète (BP sur lui). C’était ainsi une femme qui avait été la première à devenir musulmane après le Prophète (Paix et salue sur lui) et à aider à la consolidation de cette religion.



    l'Aime-tu sincerment?

    Une semaine avant de mourir, le Prophète (qpssl) alla visiter les Chahîds de la bataille d'Ohod. En revenant, il eut les larmes aux yeux. Ses compagnons lui demandèrent : « Qu'est-ce qui te fait pleurer Ô Messager d'Allah ? » « Mes frères me manquent… » répondit-il. Etonnés, les compagnons lui demandèrent : « Ne sommes-nous pas tes frères, Ô Messager d'Allah ? » Alors il dit : « Non, vous, vous êtes mes compagnons. Quant à mes frères, ce sont les peuples qui viendront après moi et qui croiront en moi. » Voilà, les peuples qui viendront après le Prophète, c'est nous ! C'est toi mon frère ! C'est toi ma soeur ! Tu manques au Prophète, il veut te rencontrer. Es-tu digne de cette rencontre ? Le Prophète te manque-t-il ? As-tu déjà eu les larmes aux yeux d'envie de le rencontrer ? Pourtant c'est toi qui a besoin de lui et non lui ! Si tu aimes le Prophète parce qu'on t'a dit de l'aimer, efface cet amour trompeur. Aime-le parce qu'il est le Prophète, l'envoyé d'Allah, parce qu'il t'a enseigné l'Islam. Aimes-le parce qu'il interviendra auprès d'Allah pour toi le jour du jugement. Aime-le parce que tout simplement, il t'aime… et sois digne de cet amour… Imagines de le rencontrer au Paradis ! Imagines que tu l'invites chez toi un jour pour manger, etc. ! Qu'Allah nous ouvre les Portes du Paradis et qu'Il nous accorde l'intercession de Son Messager ! Amine.

    Source : Amr khaled



    Ses Epouses

    Aisha, Ses Qualités:

    Sa grande capacité de mémoire

    Un jour, son père et deux compagnons qui étaient restés avec lui attrapèrent une dangereuse fièvre qui était fréquente à Médine à certaines saisons. Un matin, 'Aïcha (radhyallâhou'anha) vint lui rendre visite et fut consternée de trouver les trois hommes couchés, complètement faibles et épuisés. Elle demanda à son père comment il allait et il lui répondit sous forme de vers mais elle ne comprit pas ce qu'il disait. Les deux compagnons lui répondirent également en vers qui lui semblaient n'être que du babillage inintelligible.
    Elle fut profondément troublée et retourna chez elle pour dire au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) : "Ils délirent, ils n'ont plus leurs esprits, à cause de la fièvre". Il lui demanda ce qu'ils avaient dit, et il fut quelque peu étonné quand elle répéta presque mot pour mot les paroles qu'ils avaient prononcées et qui avaient un sens, bien qu'elle ne l'avait pas complètement saisi alors.
    C'était une démonstration de la puissante capacité de sa mémoire, qui, après que les années passèrent, put préserver beaucoup de paroles inestimables du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).
    Elle était l'une des trois épouses (les autres étant Hafsa et Oum Salama) à avoir mémorisé le Coran. Comme Hafsa (radhyallâhou'anha) elle eut son propre exemplaire du Coran, écrit après la mort du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).
    En ce qui concerne les hadiths ou les récits du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) , Aïcha (radhyallâhou'anha) fut une
    des quatre personnes (les autres étant Abou Hourayra, Abdoullah ibn 'Omar, et Anas ibn Malik) à avoir transmis plus de 2 000 récits.

    Ses Femmes, le choix entre le bas-monde et l'au-delà

    Une fois, le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) demeura loin de ses épouses pendant un mois car elles l'avaient attristé en lui demandant ce qu'il n'avait pas. C'était après l'expédition de Khaybar, quand une hausse des richesses aiguisa l'appétit de ceux qui étaient présents.
    D'après 'Aïcha (qu'Allah soit satisfait d'elle), Quand l'Envoyé d'Allah (saws) reçut d'Allah l'ordre d'offrir à ses femmes de choisir (entre leur union avec lui ou bien les biens de ce monde au lieu de ceux de la vie future), il vint me trouver la première et me dit: "Je vais t'entretenir d'une affaire, mais ne te hâte pas de me répondre tant que tu n'auras pas consulté tes parents".
    Or il savait bien que ni mon père, ni ma mère ne m'engageraient à me séparer de lui. Puis, il poursuivit: "Allah, l'Exalté a dit: {O Prophète! Dis à tes épouses: Si c'est la vie présente que vous désirez et sa parure, alors venez! Je vous donnerez (les moyens) d'en jouir et vous libérerez (par un divorce sans préjudice). Mais si c'est Allah que vous voulez et Son Messager ainsi que la demeure dernière, Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense"}.
    - "A quoi bon, lui répondis-je, consulter mon père et ma mère, puisque c'est Allah, Son Envoyé et la demeure dernière que je désire?" Les autres épouses du Prophète(sallallâhou 'alayhi wa sallam) firent de même. (Mouslim n°2696)
    Aisha, la permission des ablutions pulvérales est descendu de part sa bénédiction 'Aïcha (radhyallâhou'anha) a dit:
    Nous étions partis avec l'Envoyé d'Allah (pbAsl) pour une de ses expéditions quand, arrivés à Al-Baydâ' - ou à Dhât Al-Jaych, mon collier se coupa et tomba à mon insu. Le Prophète fit halte pour le rechercher et tout le monde s'arrêta également. Il se trouvait que nous n'étions pas auprès d'un point d'eau et que nous étions en défaut d'eau.
    Ensuite, les fidèles allèrent trouver Abou Bakr et lui dirent: "Ne vois-tu pas ce qu'a fait 'Aïcha; elle a obligé l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et ses Compagnons à s'arrêter bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Abou Bakr vint alors me trouver alors que l'Envoyé d'Allah (pbAsl), la tête posée sur ma cuisse, s'était endormi. - "Tu as retenu, me dit-il, l'Envoyé d'Allah (pbAsl) et tout le monde bien qu'ils ne soient pas sur un point d'eau et qu'ils n'en aient pas apporté avec eux". Et Abou Bakr me grondait et m'adressait tous les reproches qu'il plût à Allah de lui laisser dire, et de me donner des coups de main à la taille. Il m'empêcha de bouger par peur de déranger l'Envoyé d'Allah (pbAsl) qui dormait sur ma cuisse.
    L'Envoyé d'Allah (pbAsl) se leva le lendemain matin et, comme on était sans eau, Allah révéla le verset concernant les ablutions à sec et on les fit. - "O famille de Abou Bakr, s'écria 'Usayd ibn Al-Hudayr, un des nobles, ce n'est pas la première de vos bénédictions!". Alors, ajouta 'Aïcha, quand nous fîmes lever le chameau qui me servait de monture, nous trouvâmes le collier sous l'animal". (Mouslim n° 550)
    Aicha source de faveurs divines pour la communauté musulmane Le verset concernat ettayamum ou l'ablution sèche a été revelé lors d'un incident dans lequel aisha a été une fois de plus la protagoniste : au cours d'une des expéditions , Aisha radiya allahou 3anha avait perdu un collier.
    Le Messager d'Allah ft établir le camp pour la nuit afin de le rechercher avec d'autres membres de l'expédition ,or il n'y avait pas d'eau à cet endroit et certains compagnons se plaignirent à Abu bakr de la distraction de Aisha radiya allahou 3anha qui les obligeait à rester sans ablutions pour les prières . Abu bakr très faché réprimanda sa fille en lui reprochant constamment de créer des problèmes .Mais il s'avéra que vers la fin de la soirée , le Messager les informa de la récente révélation coranique qui établit l'ablution sèche ou ettayamum en cas de difficulté de trouver de l'eau...
    Cet épisode du destin voulu par Dieu comme valeur d'enseignement à l'ensemble de la communauté de l'Islam , démontre l'indulgence et la clémence de Dieu soubhanah wa ta3ala ......une fois encore , Aisha radiya allahou 3anha fut l'initiatrice d'un événement bénéfique pour les musulmans ...
    Un savoir immense acquis par Aisha radhyallâhou'anha Aicha (radhyallâhou'anha) survécut au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) presque 50 ans. Elle avait été son épouse pendant dix ans.
    Beaucoup de son temps, elle l'a passé à apprendre et comprendre les deux plus importantes sources de la guidée de Dieu : le Coran et la Sounnah du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam). Elle était l'une des trois épouses (les autres étant Hafsa et Oum Salamah (radhiyallâhou'anhouma)) à avoir mémorisé le Coran. Comme Hafsa (radhyallâhou'anha) elle eut son propre exemplaire du Coran, écrit après la mort du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).
    En ce qui concerne les hadiths ou les récits du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), Aicha (radhyallâhou'anha) fut une des quatre personnes (les autres étant Abou Hourayrah, Abdoullah ibn Oumar, et Anas ibn Malik (radhiyallâhou'anhoum)) à avoir transmis plus de 2 000 récits.
    Beaucoup concernent certains des aspects les plus intimes du comportement personnel du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), dont seule quelqu'un dans la situation d'Aicha (radhyallâhou'anha) pouvait avoir eu connaissance.
    Le plus important est que sa connaissance des hadiths fut transmise à l'écrit par au moins trois personnes, dont son neveu Ourwah, qui devint un des plus grands savants de la génération suivant celle des compagnons. Beaucoup de compagnons instruits et de leurs successeurs tirèrent profit de la connaissance d'Aicha (radhyallâhou'anha). Abou Moussa al-Ash'ari a indiqué que "si nous, compagnons du Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam), avions quelques difficultés sur une question, nous interrogions Aicha (radhyallâhou'anha) à son sujet."
    Son neveu Ourwah affirma qu'elle était non seulement compétente en matière de fiqh (jurisprudence) mais aussi en matière de médecine et de poésie.
    Plusieurs des compagnons âgés du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) sont venus chez elle lui demander conseil au sujet de questions relatives à l'héritage, qui nécessitent un esprit mathématique très habile.
    Les savants la considérèrent comme l'un des premiers fouqaha (juristes) de l'Islam, au même titre que Oumar ibn al-Khattab, Ali et Abdoullah ibn Abbas (radhiyallâhou'anhoum).
    Aicha (radhyallâhou'anha) a non seulement possédé un grand savoir, mais elle a participé activement à l'éducation et à la réforme sociale.
    En tant que professeur elle avait un discours de style clair et persuasif ; et la puissance de son éloquence a été décrite en des termes superlatifs par al-Ahnaf qui a dit : "J'ai entendu des discours de Abou Bakr, de Oumar, de Uthman et de Ali (radhiyallâhou'anhoum) jusqu'à ce jour, mais je n'ai pas entendu de discours plus persuasif et plus beau de la bouche d'une autre personne que de la bouche de Aicha (radhyallâhou'anha)."
    Les hommes et les femmes venaient de partout pour profiter de sa connaissance. On dit que le nombre de femmes était plus important que celui des hommes. En plus de répondre aux questions, elle prit des garçons et des filles, dont certains étaient orphelins, sous sa tutelle, et les éduqua avec ses soins et ses conseils, ceci en plus de leurs parents, qui avaient reçu d'elle l'instruction. Sa maison devint ainsi une école et une université.
    Certains de ses étudiants étaient exceptionnels. Nous avons déjà mentionné son neveu Ourwah en tant que distingué rapporteur de hadiths.
    Parmi ses élèves femmes il y avait Oumrah bint Abdir Rahman. Elle est considérée par les érudits comme un rapporteur de hadiths digne de confiance. Elle était la secrétaire de Aicha (radhyallâhou'anha), recevant et répondant aux lettres qui lui était adressée.
    L'exemple de Aicha (radhyallâhou'anha) qui favorisait l'éducation et en particulier l'éducation des femmes musulmanes en droit et dans les sciences islamiques est un exemple à suivre.
    Après Khadîdja al-Kubra (la grande) et Fâtimah Az-Zahra (la resplendissante) (radhiyallâhou'anhouma), Aicha As-Siddiqah (la véridique) (radhyallâhou'anha) est considérée comme la meilleure femme de Islam. En raison de la force de sa personnalité, elle était un meneur dans chaque domaine de la connaissance, dans la société, dans la politique et dans la guerre.
    Elle a souvent regretté sa participation à la guerre mais a vécu assez longtemps pour regagner la position de femme la plus respectée de son temps.
    Elle est morte en 58 après l'hégire, pendant le mois de Ramadan et pendant qu'elle enseignait.
    Elle a été enterrée dans le (cimetière qui a pour nom) Jannat al-Baqi, dans la ville lumineuse (Madina Mounawwarah), à côté d'autres compagnons du prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).
    Qu'Allah soit satisfait d'elle et l'agrée ! Âmine
    Adaptation française d'un article publié en anglais sur le site "Muslim sister's homepage", avec l'aimable autorisation de la webmastrice. Traduction réalisée par la sœur Louisa.
    La vie d'Aisha Qu'Allah l'agrée lors de son union avec le Messager d'Allah Avant et après ses noces, elle a conservé sa gaieté naturelle et son innocence, et elle ne semblait pas du tout intimidée à l'idée d'être l'épouse de celui qui était le Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam), que tous ses compagnons, y compris ses propres parents, traitaient avec plus d'amour et de respect qu'ils n'en avaient jamais témoigné à qui que ce soit.
    Au sujet de son mariage, elle a rapporté que peu avant qu'elle quitta la maison de ses parents, elle sortit dans la cour pour jouer avec une amie qui passait : "J'étais en train de jouer sur une bascule et mes longs cheveux flottant au vent étaient ébouriffés…", dit-elle. "Ils vinrent, me prirent de mon jeu et me préparèrent. " Ils la vêtirent d'une robe de mariée faite de fin tissu à rayures rouges de Bahrain et ensuite sa mère l'emmena à la maison récemment construite où des femmes des Ansars attendaient devant la porte. Elles l'accueillirent en disant : "Pour toujours et dans la joie, soit la bienvenue !"
    Alors, en présence du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), souriant, un bol de lait fut amené. Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) en but lui-même et en offrit à Aicha (radhyallâhou'anha). Elle refusa timidement mais il insista, elle but et offrit le bol à sa sœur Asma (radhyallâhou'anha) qui était assise à ses côtés. D'autres en burent aussi et ce fut simple et solennel. Il n'y eut pas de fête de mariage.
    Son mariage avec le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) ne changea pas son caractère enjoué. Ses jeunes amies venaient régulièrement lui rendre visite dans son propre appartement.
    "J'étais en train de jouer avec mes poupées", dit-elle, "avec les filles qui étaient mes amies ; le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) entra et celles-ci se sauvèrent hors de la maison. Il sortit les rechercher et les ramena, car il était satisfait pour ma sécurité qu'elles soient là."
    Parfois il disait : "Restez où vous êtes" avant qu'elles n'aient eu le temps de partir, et il se joignait aussi à leurs jeux.
    Aicha (radhyallâhou'anha) dit : Un jour le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) entra alors que j'étais en train de jouer avec mes poupées - il y avait également un cheval ailé parmi celles-ci- , et il dit : "O Aicha, quel est ce jeu ?" "Ce sont les chevaux de Salomon" dis-je, ce qui le fit rire. Parfois il entrait et se cachait avec son manteau pour ne pas déranger Aicha (radhyallâhou'anha) et ses amies.
    La vie d'Aicha (radhyallâhou'anha) à Madinah eut aussi des moments plus sérieux et tourmentés. Un jour, son père et deux compagnons qui étaient restés avec lui attrapèrent une dangereuse fièvre qui était fréquente à Madinah à certaines saisons. Un matin, Aicha (radhyallâhou'anha) vint lui rendre visite et fut consternée de trouver les trois hommes couchés, complètement faibles et épuisés. Elle demanda à son père comment il allait et il lui répondit sous forme de vers mais elle ne comprit pas ce qu'il disait. Les deux compagnons lui répondirent également en vers qui lui semblaient n'être que du babillage inintelligible. Elle fut profondément troublée et retourna chez elle pour dire au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) : "Ils délirent, ils n'ont plus leurs esprits, à cause de la fièvre". Il lui demanda ce qu'ils avaient dit, et il fut quelque peu étonné quand elle répéta presque mot pour mot les paroles qu'ils avaient prononcées et qui avaient un sens, bien qu'elle ne l'avait pas complètement saisi alors.
    C'était une démonstration de la puissante capacité de sa mémoire, qui, après que les années passèrent, put préserver beaucoup de paroles inestimables du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam).
    Parmi les épouses du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) à Madinah, c'était clair qu'Aicha (radhyallâhou'anha) était celle qu'il aimait le plus. De temps en temps, l'un de ses compagnons demandait : "O Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam), qui aimes-tu le plus au monde ?" Il ne donnait jamais la même réponse à cette question car il ressentait un grand amour pour ses filles et leurs enfants, pour Abu Bakr, pour Ali, pour Zayd et son fils Usamah. Mais de ses épouses, la seule qu'il nommait était Aicha (radhyallâhou'anha). Elle l'aimait aussi beaucoup en retour, et voulait souvent être rassurée quant à son amour pour elle.
    Une fois elle lui demanda "Comment est ton amour pour moi ?". Il lui répondit : "Comme le nœud de la corde", voulant ainsi dire qu'il était fort et sûr. A maintes reprises ensuite elle lui demanda comment était le nœud, il lui répondait : "Alâ haaliha - de la même façon…"
    Ainsi aimait-elle le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam), et son amour était "jaloux" ; elle ne pouvait supporter l'idée que les attentions du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) puissent être données à d'autres plus qu'elle ne jugeait suffisant. Elle lui demanda : "O Messager de Dieu (sallallâhou 'alayhi wa sallam), parle-moi de toi-même. Si tu étais entre les deux pentes d'une vallée dont l'une avait été donnée en pâture tandis que l'autre ne l'avait jamais été, laquelle choisirais-tu pour faire paître ton troupeau ?" "Sur celle qui n'a jamais été donnée en pâture", répondit-il. Elle dit : "…Et bien je ne suis pas comme tes autres épouses, chacune d'elle avait déjà été mariée sauf moi." Le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) sourit et ne dit rien.
    De sa jalousie Aicha dit des années plus tard : Je n'étais jalouse d'aucune autre épouse du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) comme je l'ai été de Khadîdja (radhyallâhou'anha) parce qu'il faisait constamment allusion à elle, et parce que Dieu lui avait ordonné d'annoncer à celle-ci la bonne nouvelle d'une demeure au Paradis faite de pierres précieuses. Et chaque fois qu'il sacrifiait un mouton, il en envoyait un beau morceau à celles qui avaient été ses amies intimes. Plusieurs fois je lui dis : "C'est comme s'il n'y avait eu d'autres femmes au monde que Khadîdja."
    Une fois, alors qu'Aicha (radhyallâhou'anha) s'était plaint et avait demandé à son époux pourquoi il parlait tant d'une "vieille femme Qouraïchite" (elle faisait par là allusion àKhadîdja), le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) fut blessé et lui dit : "Elle fut l'épouse qui a cru en moi quand d'autres m'ont rejeté. Quand les gens m'accusaient de mentir, elle a affirmé ma sincérité. Quand j'ai été abandonné, elle a dépensé sa richesse pour soulager le poids de ma douleur."
    En dépit de son sentiment de jalousie qui néanmoins n'était pas de nature destructrice, Aicha (radhyallâhou'anha) était vraiment une âme généreuse et patiente. Elle supportait avec le reste de la famille du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) la pauvreté et la faim, qui, souvent, durèrent longtemps. Pendant des jours interminables, aucun feu n'était allumé dans la maison du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) qui était modestement meublée pour cuisiner ou cuire le pain, et ils vivaient simplement de dattes et d'eau.
    La pauvreté ne lui a causé ni détresse ni humiliation. Et la suffisance, quand elle est venue, n'a pas altéré son style de vie.
    Une fois, le Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) demeura loin de ses épouses pendant un mois car elles l'avaient attristé en lui demandant ce qu'il n'avait pas. C'était après l'expédition de Khaybar, quand une hausse des richesses aiguisa l'appétit de ceux qui étaient présents. De retour de cette retraite qu'il s'était lui-même imposé, il se rendit en premier à l'appartement d'Aicha (radhyallâhou'anha). Elle fut enchantée de le voir mais il lui annonça qu'il avait reçu une révélation qui lui ordonnait de leur proposer deux options. Il récita alors les versets suivants :
    "O Prophète ! Dis à tes femmes : Si vous désirez la vie de ce monde et son faste, venez ! Je vous procurerai quelques avantages puis je vous donnerai un généreux congé. Si vous recherchez Dieu, son Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et la demeure dernière, sachez que Dieu a préparé une récompense sans limite pour celles d'entre vous qui font le bien." (Sourate 33 / Versets 28-29)
    Aicha (radhyallâhou'anha) répondit : "En effet, je désire Dieu, Son Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et la demeure dernière." Et sa réponse fut suivie par toutes les autres. Elle s'est tenue à son choix pendant la vie du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) et après.
    Plus tard quand les musulmans ont été gratifiés par d'énormes richesses, elle reçut un cadeau de cent milles dirhams. Elle jeûnait quand elle reçut cet argent… Elle distribua alors la somme entière aux pauvres et aux nécessiteux bien qu'elle n'ait aucune nourriture chez elle. Peu après, sa servante lui dit "Tu aurai pu acheter de la viande pour un dirham -et ne pas distribuer ainsi l'intégralité de l'argent reçu- , viande avec laquelle tu aurai pu rompre le jeûne…" "Si je m'en étais souvenu je l'aurais fait", répondit-elle.
    L'affection du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) pour Aicha (radhyallâhou'anha) dura jusqu'au dernier moment de sa vie. A la fin de sa maladie, il restait chez Aicha (radhyallâhou'anha), suivant la suggestion de ses épouses. La plupart du temps il reposait sur une couche, la tête sur la poitrine ou les genoux d'Aicha (radhyallâhou'anha). Elle prit le Siwâk (bâton utilisé pour se brosser les dents) de son frère, le mâcha pour le ramollir et le donna au Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam). Malgré sa faiblesse, il se nettoya les dents vigoureusement avec. Peu de temps après il perdit connaissance et Aicha (radhyallâhou'anha) pensa que c'était les prémisses de la mort, mais au bout d'une heure il ouvrit les yeux. Aicha (radhyallâhou'anha) a préservé pour nous ces moments de la mort de la créature la plus honoré de Dieu, Son bien-aimé messager (sallallâhou 'alayhi wa sallam), puisse-t-Il répandre Ses meilleures bénédictions sur lui.
    Quand il rouvrit les yeux, Aicha (radhyallâhou'anha) se souvint qu'il lui disait : "Aucun Prophète ne mourut avant que ne lui soit montrée sa place au Paradis, et qu'il n'ait eu le choix entre vivre et mourir."
    "Il ne nous choisira pas maintenant…" se dit-elle. Alors elle l'entendit murmurer : "Avec la communion suprême au Paradis, avec ceux sur qui Dieu a répandu ses faveurs, les Prophètes, les martyrs et les justes…"
    Elle l'entendit encore murmurer : "O Seigneur, avec la suprême communion - al malaoul a'lâ …" Et ce fut les derniers mots qu'elle l'entendit prononcer.
    Petit à petit sa tête devient plus lourde sur sa poitrine, jusqu'à ce que d'autres dans la chambre commencèrent à pleurer, Aicha (radhyallâhou'anha) posa alors sa tête sur un oreiller et se joignit à leurs pleurs.
    Dans le sol de la chambre d'Aicha (radhyallâhou'anha), près du divan où il se trouvait, une tombe fut creusée, dans laquelle on enterra le Sceau des Prophètes. Ce fut une occasion de grand bouleversement et une grande douleur.
    La personnalité d'Aisha Qu'Allah l'agrée La vie d'Aïcha (radhyallâhou'anha) est la preuve qu'une femme peut être beaucoup plus instruite que les hommes et qu'elle peut enseigner à des érudits et à des spécialistes. C'est aussi la preuve qu'une femme peut exercer une influence sur les hommes et leur être source d'inspiration et de commandement. C'est encore la preuve que cette même femme peut être totalement féminine et être source de plaisir, de joie et de réconfort pour son époux.
    Elle n'était pas diplômée d'une université, il n'y avait pas encore de telle structure à son époque. Mais aujourd'hui, ses paroles sont étudiées dans les facultés de littérature, ses déclarations juridiques sont étudiées dans les écoles de droit, sa vie et son œuvre sont étudiées et font l'objet de recherches par les étudiants et les professeurs d'histoire de l'Islam comme elles l'ont été depuis des centaines d'années.
    La plus grande partie de son vaste trésor de connaissance a été acquise quand elle était encore assez jeune. Dans sa tendre enfance, elle a été élevée par son père (Abou Bakr (radhyallâhou'anhou)) qui était considérablement aimé et respecté car il était un homme de grande connaissance, de bonnes manières et d'agréable compagnie. De plus, il était l'ami le plus proche du noble Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) qui leur rendait fréquemment visite dès les premiers jours de sa mission.
    Dans sa jeunesse, déjà connue pour sa beauté frappante et sa mémoire formidable, elle s'est attirée l'affection et l'attention du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) lui-même. En tant qu'épouse et proche compagne de Mouhammad (sallallâhou 'alayhi wa sallam), elle acquît de lui des connaissances et la perspicacité qu'aucune femme n'a jamais acquise.
    Aïcha (radhyallâhou'anha) est devenue la femme du Prophète (sallallâhou 'alayhi wa sallam) à Makkah, mais elle est allé vivre auprès de lui qu'après l'émigration à Médine
    Sawda, sa deuxième épouse Le Messager d'Allah , se retrouvait seul désormais , éprouvé par la mort de Khadija sa première Epouse, il dut songer à se remarier, il avait une grande responsabilité à l'égard de sa Communauté et il fallait ben que quelqu'un de confiance le seconde auprès de sa famille. Il prit donc une Epouse d'un certain âge possédant une expérience et une maturité certaines. Sawda était mecquois, fille de Zam'a Ibn Kas elle avait été mariée avec As Sukran Ibn Amrun. Elle fut parmi les premières femmes à devenir musulmane et fut à l'origine de la conversion de son mari , As Sukran. Après quelque temps, son mari mourut et elle se retrouvera veuve peut avant le mort de Khadja. Elle fit preuve de beaucoup de courage, et de fermeté dans ces circonstances. Elle revint bientôt à la Mecque. Le Messager de Dieu , avait été impressionné par la force et la fermeté de cette femme de cinquante ans, il la demanda en mariage, lui témoignant ainsi de son estime. En même temps, il trouvait une femme pour veiller sur sa maison , il offrait à cette femme une famille et un soutien. Fervente dans sa foi , elle fut honorée par cette distinction, elle fut une Epouse trés attentive et dévouée aupèrs de la famille.
    En raison de ses origines modeste, les membres de sa tribu furent également honorés que Sawda ait été distinguée pour devenir l'Epouse du Prophète, lui -même issu d'une famille noble de la Mecque. Nombreux se convertirent à cette occasion, convaincus par le message de l'islam et séduits par la simplicité du Messager.
    Sawda fut une grande amie pour certaines des autres Epouses dont nous parlerons prochainement, en particulier pour Aisha qui était encore jeune lors de son entrée dans la maison de l'Envoyé de Dieu. C'est Aisha qui nous parle mieux d'elle, car Sawda, était très discrète presque effacée et cependant efficace, n'a pas donné lieu à d'aussi nombreuses observations que pour certaines autres Epouses. Nous savons qu'elle était agréable de compagnie et trés charitable. Aisha, nous rapport a son sujet que '"Lorsque Sawda eut atteint un certain âge, elle m'a cédé sa nuit avec l'Envoyé de Dieu ".Sawda donnait tout ce qu'elle possédait Aisha nous rapporte qu'elle était trés généreuse. On croit savoir qu'elle est morte en l'an 24 de l'Hégire vers la fin du califat d'Umar. Elle devait avoir entre 70 et 75 ans.
    Elle légua son appartement à Aisha, sa grande amie. En effet leurs appartements étaient mitoyens et cela permit à Aisha d'agrandir le sien qui était devenu petit après l'enterrement du Prophète dans sa chambre, à l'endroit même où il avait rendu le dernier souffle.
    Que Dieu soit satisfait de Sawda
    Amine !
    Quelles sont les positions particulières de Ses Epouses? Il est nécessaire d'éclairer le lecteur sur la position particulière des Epouses du Prophète( Que Dieu prie sur lui et le salue) comparée à la position des autres femmes musulmanes.
    Le Coran s'adresse à elles en ces termes : "Ô Femmes du Prophète!Vous n'êtes comparables à aucune autre femme" (Coran33-32), dans la même sourate le Coran désigne comme étant "Mères des Croyants. Le Prophète a plus de droits sur les croyants qu'ils n'en ont sur eux-mêmes, et ses Epouses sont leurs mères( Coran 33-6)
    Mais cette position élevée , qui les distingue des femmes du commun que sont toutes les musulmanes jusqu'à aujourd'hui, leur vaut également une rigueur nettement marquée. A ce propos, nous trouvons quelques versets du Coran s'adressant directement aux Epouses. " Ô Femmes du prophete! Celle d'entre vous qui commet un acte immoral évident aura son châtiment en double. Et celle d'entre vous qui observe une totale obéissance en Dieu et à son Envoyé, et qui agit dans le bien , Nous lui apporterons deux fois sa récompenses, dans ce monde et dans l'autre monde, et Nous lui avons préparer une nouble part. Ô Femmes du Prophète, vous n'êtes comparables à aucune autre femme. Si vous voulez vous comporter de manière pieuse, alors ne soyez pas trop complaisantes dans notre langage, afin que ne vous convoite pas celui dont le coeur est malade, et tenez un langage décent.."Coran 33/30-34
    En raison de leur position de Mères de Croyants il aurait inimaginable q'un croyant épouse l'une d'elles. On voyait bien combien la position des Epouses, Mères des Croyants était particulière par rapport aux autres femmes musulmanes. Après la disparition du Prophète ( Que Dieu prie sur lui et le salue) les Epouses joueront un rôle au sein de la communauté, rôle éducatif essentiellement, mais qui fut parfois diplomatique, voire politique, comme Aisha et Safiya, par exemple. Une pension fut allouée à chacune par les califes successifs et ce durant toute leur vie : Le Prophète a dit ( Que Dieu prie sur lui et le salue) "Je vous rappelle au respect de Dieu à travers les membres de ma maison" On l'interrogea: "Les Epouses en font-elles parties?"-"Les Epouses en font partie ainsi que tous les membres de ma famille qui n'ont pas le droit de recevoir l'aumône". En effet, et l'on comprendra mieux la pauvreté de la famille à certains moments, la famille du Prophète ( Que Dieu prie sur lui et le salue) ,n'avait pas le droit de consommer les biens provenant des aumônes.

    Comment s'est déroulé le mariage avec Khadija la 1ère épouse


    Lorsque le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — eut vingt-cinq ans ,il épousa KhadîjahBint Khuwaylid Ibn Asad Ibn `Abd Al-`Uzzâ Ibn Qusayy Ibn Kilâb Ibn Murrah Ibn Ka`b Ibn Lu’ayy Ibn GhâlibKhadîjah Bint Khuwaylid était une femme d’affaires noble et fortunée. Elle louait les services d’hommes pour s’occuper de son commerce contre un intéressement aux bénéfices. L’activité principale des Qorayshites étaient en effet le commerce. Lorsqu’elle entendit parler du Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — notamment de sa véridicité, de sa grande honnêteté et de la noblesse de son caractère, elle le fit venir et lui proposa de prendre la responsabilité de sa caravane de commerce en partance pour le Shâm la grande Syrie, qui engobe la Palestine, la Jordanie, le Liban et la Syrie actuelle. avec son serviteur Maysarah, contre la meilleure rémunération qu’elle accordait jusqu’alors aux autres commerçants. Il accepta cette offre et partit avec Maysarah pour le Shâm.
    Le 1er signe de la prophétie apparu :
    (Une fois arrivé,) le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — se reposa à l’ombre d’un arbre près de la hutte d’un moine. Le moine alla voir Maysarah et lui demanda : "Qui est cet homme à l’ombre de l’arbre ?" Maysarah lui répondit : "C’est un homme de Qoraysh, des environs du Sanctuaire." Le moine lui dit : "Seul un prophète se reposerait à l’ombre de cet arbre".
    Puis le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — vendit sa marchandise et acheta les articles qui l’intéressaient avant d’emprunter la route du retour avec Maysarah. D’après ce qu’on raconte, chaque fois que la chaleur s’accentuait, Maysarah voyait deux anges faire de l’ombre au Prophète — paix et bénédictions sur lui — alors qu’il était sur sa monture. Lorsqu’il rentra à la Mecque et restitua à Khadîjah ses biens, elle réalisa un profit double ou presque. Maysarah lui relata la parole du moine et lui expliqua comment deux anges lui faisaient de l’ombre pendant le trajet.
    Khadîjah était une femme exigente, noble et intelligente, pour ne citer que ces qualités là parmi les dons que Dieu lui avait accordés. Lorsque Maysrah lui eut témoigné de tout ce qu’il avait vu, elle fit venir le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — et, d’après ce qu’on raconte, lui dit : "Cousin, je suis bien disposée à ton égard étant donné nos liens de parenté, la place d’honneur que tu occupes parmi les tiens, ton honnêteté, la noblesse de ton caractère et la véridicité de ta parole." Puis, elle lui proposa de l’épouser. Khadîjah jouissait de la meilleure lignée parmi les femmes de Qoraysh, elle était la plus noble et la plus fortunée ; tout homme de son clan aurait souhaité l’épouser, si elle lui avait accordé ce privilège.
    La dot de Khadijah
    Ibn Hishâm dit :
    Le Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui — lui offrit une dot de vingt jeunes chamelles. Khadîjah fut ainsi la première épouse du Messager de Dieu — paix et bénédictions sur lui. Il n’épousa aucune autre femme de son vivant — que Dieu l’agrée.



    Que la paix et la bénédiction d’Allah soient sur lui !

    Et Allah Tout Puissant est plus savant.

    Si vous désirez Commenter.. / Voila le livvre d'OR ...Merci



    Livre d'or pour vos commentaires Merci- avril 2007 by R.Bouchama